Poétique de l’anthropisation du paysage
Parler de relation entre l’Homme et la Nature, n’est-ce pas parfois oublier que nous en faisons nous-mêmes partie ?
Simple petite pièce — parfois déformée, parfois déformante — d’un puzzle plus vaste, nous transformons le paysage à notre manière, souvent sans même nous en rendre compte.
Nos constructions, nos traces et les objets que nous laissons dans l’espace doivent-ils alors être considérés comme naturels, à l’instar d’une fourmilière, d’un barrage de castors ou d’un nid ?
Doit-on porter sur eux le même regard ?
Et devons-nous désormais nous penser comme une espèce invasive ?
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À travers des images qui reprennent volontairement certains codes esthétiques du land art, cette série invite à regarder autrement les formes involontaires produites par notre présence dans le paysage.
Une bâche devient un monochrome, un caddie flottant prend l’allure d’une sculpture, des poubelles alignées composent une installation minimale, une route semble dessinée dans la montagne. Le projet joue précisément sur cette ambiguïté : ce que nous voyons est-il une œuvre, un hasard, une trace ordinaire, ou simplement une autre manière de regarder nos interventions dans le paysage ?
Comme dans Zooppression, les scènes présentées restent banales et l’humain volontairement hors champ, afin que le spectateur puisse s’identifier et réfléchir à sa propre place dans ces transformations.
Des images de cette série initiée il y a une quinzaine d’années, ont notamment été exposées au Festival du climat à Strasbourg, à la Factory Polka à Paris, au lycée Gutenberg à Strasbourg et au collège Challemel-Lacour à Avranches.
Elles sont disponibles pour accrochage dans vos espaces, en particulier lorsqu’elles viennent dialoguer avec une action, un projet, une réflexion ou un événement en lien avec les questions qu’elles traversent. Elles peuvent notamment accompagner des travaux pédagogiques autour des questions écologiques, du paysage, de l’anthropisation et de notre place dans le vivant.