La mobilisation « Climat, Justice, Libertés » est inscrite dans les “Marches des Résistances”. Ces marches ont été organisées dans plus de 50 villes en France. Près de 500 personnes se sont réunies à Strasbourg.
Cette initiative, relayée par 300 collectifs (Alternatiba, Fridays for Future, Greenpeace, Réseau Action Climat, Amnesty International, …) est greffée à l’initiative internationale Draw The Line portée par des peuples autochtones dans le cadre de la COP 30, prévue au Brésil.
Les messages vus et entendus rappellent la nécessité d’une transition écologique juste et démocratique. Ils soulignent également l’articulation évidente entre les luttes locales et la solidarité internationale.
Les images montrent un évènement festif, combatif et joyeux.
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La Grande Chaufferie du Parc de Wesserling est un monument industriel situé à Husseren-Wesserling, dans le Haut-Rhin, en Alsace. Le site est incontournable pour les amateurs de patrimoine industriel en Alsace.
Érigée au cœur du 20ème siècle, cette centrale thermique, générait de l’électricité, de la vapeur et de l’eau chaude pour une fabrique textile. Elle contenait trois chaudières à charbon et une turbine à vapeur. Suite à la fermeture de la manufacture en 2003, la centrale a subi un démantèlement partie, puis a été abandonnée.
Le haut de la Grande Chaufferie. Photo : Marc MEINAU
Une visite « animée »
Depuis 2015, la Grande Chaufferie est ouverte au public et propose un parcours muséographique, témoin de l’évolution des choix énergétiques au 20ème siècle. Les visiteurs peuvent découvrir les anciennes chaudières à charbon et monter à 15 mètres de hauteur pour une vue panoramique
Inspirés par l’atmosphère du lieu, dédale de passerelles et de tuyaux, Martin HUBERT et Nicolas CADIOU ont conçu des ouvriers et des chimères de métal, offrant aux visiteurs une balade en sons et lumières, entre Histoire et imaginaire.
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Photographe engagé sur les questions écologiques, j’ai décidé de partager avec vous le travail de photographes qui nous sensibilisent à l’impact de nos modes de vie sur la biodiversité et la qualité de vie des générations futures.
Cette fois, je vous propose le travail de Benjamin Von Wong, photographe canadien et ingénieur de formation, né en 1986 à Toronto. Il aborde les effets de nos modes de consommation à travers des séries d’images surréalistes et percutantes, mêlant des éléments du quotidien à des messages forts sur des sujets comme la pollution plastique des océans, les déchets électroniques et le dérèglement climatique.
“Mermaids Hate Plastic”
Photo : Benjamin Von Wong
Cette série vise à sensibiliser à la pollution plastique et à son impact sur l’environnement, notamment aquatique ; des modèles habillés en sirènes sont immergés dans un océan de 10 000 bouteilles en plastique soigneusement arrangées. D’ici 2050, nous explique-t-il, il y aura plus de plastique que de poissons dans nos océans.
“E-Waste”
Photo : Benjamin Von Wong
Ce travail évoque la surconsommation technologique et électroniques. Von Wong a utilisé pour ce projet près de deux tonnes de déchets électroniques et construit des scènes futuristes, paysages post-apocalyptique, composé uniquement des objets manufacturés jetés par leurs propriétaires.
Selon un article publié l’année précédente par National Geographic, une famille Américaine de quatre personnes produisait environ 80 kilos de déchets électroniques par an. Ces « e-déchets » ont atteint, à l’échelle de la planète, 62 millions de tonnes en 2022. Ils augmentent cinq fois plus vite que la quantité recyclée, selon un rapport de l’Organisation des Nations unies, publié en mars 2024.
Il a réalisé depuis d’autres travaux et séries, évoquant par exemple les dégâts de l’industrie minière, au moment où la présidence Trump décidait de relancer le charbon.
Sur le site du photographe, vous trouverez des images des campagnes de Greenpeace et des Nations Unies auxquelles il a collaboré. Il a également accepté des commandes pour Nike et Starbuck qui ont le mérite de toucher un public très éloigné des considérations écologiques, mais qui relèvent malheureusement du greenwashing pour ces entreprises peu vertueuses.
Intitulée “Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire”, cette commande est pilotée par la Bibliothèque nationale de France. Elle met en lumière une France à la fois ouverte sur le monde et tentée par le repli, connectée et fragmentée, égalitaire et inégale, marquée par une nouvelle hiérarchie des territoires et des rapports au monde de plus en plus divergents.
Les œuvres produites dans le cadre de cette commande ont été intégrées aux collections nationales de la BnF, au sein du département des Estampes et de la photographie. Une grande exposition rétrospective a été présentée au printemps 2024 à la BnF, accompagnée d’un catalogue.
Le festival Mon Mouton est un Lion est un événement jeune public organisé par l’Espace Rohan, à Saverne. La programmation, teintée de poésie et de bonne humeur, mêle spectacles, animations, jeux, ateliers artistiques et exposants.
Photographe-auteur établi récemment près de Saverne, je suis à l’aise dans la photographie documentaire, capturant des événements sociaux tels que fêtes, manifestations, initiatives associatives, actions militantes…
Vous découvrirez sous ce lien une sélection de clichés capturés lors de mes explorations cyclistes locales, que je partage parfois sur un compte instagram dédié : @paysdesaverne.
N’hésitez pas à me contacter si une image vous intéresse.
En chemin pour retrouver des amis, je découvre quatre anciens séchoirs à tabac abandonnés à la sortie d’un village. Un peu en avance sur mon rendez-vous, je m’arrête, muni de mon appareil photo.
Un des quatre séchoirs à tabac encore existants.
Après un tour d’observation et une brève rencontre avec un paysan fauchant les extérieurs proches, je m’introduis aisément dans l’un des quatre bâtiments. Construits intégralement en bois, avec des volets mobiles permettant la ventilation des feuilles de tabac suspendues à l’intérieur, ces lieux semblent désormais essentiellement utilisés pour le stockage de vieux matériel agricole.
Stockage de vieux matériel agricole.
J’ose m’aventurer dans les étages, empruntant prudemment ce que je ne sais nommer escalier ou échelle, enveloppé d’une odeur de terre et de bois vieilli. J’essaie avant tout de faire attention où je mets les pieds. Dans les étages supérieurs, les vieilles planches sont parfois humides, voire couvertes de mousses et menaçant de céder sous mes pas.
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Le dernier étage semble vertigineux, et tout paraît sur le point de s’effondrer. La lumière filtre à travers les fissures par lesquelles le vent murmure.
Dernier étage, au couloir central dont la fiabilité n’est pas assurée.
Je ne me suis pas aventuré jusqu’à l’ouverture qui offrait une vue sur un autre séchoir.
Je prends rapidement des photos avant de redescendre, attentif à éviter toute planche pourrie ou manquante.
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J’apprendrai plus tard que l’Etat a fait construire ici cinq séchoirs à tabac en 1950. L’un avait déjà disparu lors de ma visite en 2015. Un autre a été totalement détruit par le feu en mai 2020.
Le conseil municipal a depuis nommé un maître d’œuvre pour proposer un projet de réaménagement des 3 séchoirs restants, avec la participation d’un architecte spécialisé dans la gestion du patrimoine.
Des tirages photos de cette série sont disponibles ; 50€ la collection des 12 images en 5*7 pouces (environ 13*18cm) sur papier photo FUJI. D’autres tailles sont également possibles. N’hésitez pas à me contacter.
Vous pouvez également commander directement certains produits dans cette boutique.
« Je suis photographe-auteur établi près de Saverne, en Alsace. Spécialisé dans la photographie documentaire, j’aime couvrir des événements sociaux tels que les fêtes, les manifestations et les actions militantes. Je propose également mes tirages photographiques pour mettre en valeur vos espaces et vos projets de manière temporaire ou permanente ». Voir mon portfolio en ligne.
Photographe engagé sur les questions écologiques, j’ai décidé de partager avec vous le travail de photographes qui nous sensibilisent à l’impact de nos modes de vie actuels sur la biodiversité et la qualité de vie des générations futures.
“Over” d’Alex S. MacLean, qui offre une perspective aérienne sur l’ »American Way of Life » et ses conséquences écologiques, est le choix que je privilégie pour inaugurer cette rubrique. À travers des photographies aériennes impressionnantes, MacLean expose les impacts de la société de consommation sur les paysages.
Les thèmes abordés dans le livre évoquent la dépendance automobile, la production d’énergie, l’utilisation de l’eau, les déchets, et l’urbanisme. Les images révèlent par exemple des absurdités telles que des golfs en plein désert ou des développements immobiliers dans des zones à risque.
Vertige : ces photographies sont belles et attractives tout en dépeignent une réalité dramatique, soulignant l’usage excessif des ressources et les choix économiques et idéologiques qui mènent à des dommages environnementaux parfois irréversibles. Ce livre est à la fois une célébration de la beauté des paysages et une critique acerbe de l’impact humain sur l’environnement.
“Over” est un ouvrage qui montre la nécessité d’un changement profond et rapide à adopter dans nos modes d’occupation de la Terre et notre rapport à la nature.
N’hésitez pas à citer en commentaire des livres photo qui vous ont inspiré ou sensibilisé aux questions écologiques.
Edition « La Découverte » – Coédition : Dominique Carré Éditeur Préface de : Bill McKibben Postface de : Jean Dethier Collection : Hors collection Essais & Documents Parution : 02/10/2008 ISBN : 9782707156297 Nb de pages : 336 – Dimensions : 24.5 * 33.0 cm
A emprunter dans une bibliothèque ou acheter chez votre libraire, pas sur Amazon.
Initialement nommé « Fort Mundolsheimer Kopf » puis « Fort Podbielski », il fut renommé « Fort Ducrot » à l’issue de la 1ère guerre mondiale. Il fait partie d’un ensemble de fortifications réalisées après la chute de Strasbourg en 1870.
Laissé à l’abandon par l’armée, racheté par la commune de Mundolsheim dans les années 1990, il est réhabilité et rénové patiemment par les amis du Fort Ducrot depuis 2010. Tous les jeudis et samedis, les entrailles du fort résonnent du pas des hommes et vibrent du bruit des machines dans un brouillard olfactif varié.
Parfois, au bout d’un couloir, on peut surprendre des rires.
J’ai trouvé intéressant de mettre en relief l’aventure humaine, les milliers d’heures de travail imaginatif, créatif et physique que représente ce chantier de rénovation.
Spot d’urbex parmi les plus connus d’Alsace sous le nom de la Clinique du Diable, cet ancien centre médical (auparavant sanatorium et même hôtel 4 étoile pour l’empereur Guillaume II) est fermé depuis une douzaine d’années. Il a été des milliers de fois visité depuis par des explorateurs passionnés de lieux abandonnés, des artistes graffeurs mais aussi par des pilleurs et de simples vandales.
Depuis des années, je me disais qu’il fallait que je visite ce site, le voyant se délabrer au gré de publications régulières d’amateurs d’urbex sur les réseaux sociaux. Chose faite un jour de juillet dont la météo pluvieuse ajoutera du relief aux images réalisées.
Les éléments et l’usure du temps ont désormais fini de rouvrir à tous vents ces lieux qui n’ont désormais plus vraiment d’intérêt aux yeux de ces visiteurs initiaux. Restent sans doute le passage de quelques « urbexeurs » débutants et des amateurs de softball profitant de la facilité d’accès.
Et un photographe qui s’intéresse au retour de la nature.
NOTE : l’accès au toit incendié représente des risques importants, nécessitant des précautions et un équipement adapté.
En réponse à l’appel à mobilisation de Fridays for Future, les Jeunes Ecologistes d’Alsace, Fridays for future Strasbourg et Youth for climate Strasbourg ont organisé une vélorution ce vendredi.
Un cortège est parti du Campus, passant par l’avenue de la Forêt-Noire, le lycée Kléber pour faire une halte à la place de la République où des discours ont appelé à la vigilance face à la récupération par l’extrême-droite de la question écologique, à la nécessité d’engager des moyens conséquents à rénovation thermique des bâtiments, de justice sociale et entre les générations.
En chemin, affiches et slogans ont été « offerts » aux strasbourgeois qui voulaient bien voir et entendre.